Les Pas perdus

Les pas perdus est un dispositif spectaculaire qui va vous faire frémir avec les récits des fantômes des œuvres perdues du musée des Beaux-Arts de Caen... De la guerre de Prusse, à l’incendie de 1905 jusqu’aux bombardements de 1944 qui détruisent plus d'un millier d'œuvres, objets d’arts et archives...
Venez écoutez l’histoire poignante d’Achille jurant de venger la mort de Patrocle à travers un hologramme fantomatique !

Scénario utilisateur

“Chic, je suis perdu !” tel était notre sujet. Nous n’avons pas manqué d’imagination pour répondre à cette problématique : Qu’est-ce qui nous perd au musée des Beaux-Arts de Caen ? L’espace labyrinthique  ? Le contenu des collections ? Comment guider le visiteur ou alors faire qu’il se perde ? Un parcours sur-mesure, personnalisé ou hasardeux ? Mais, au fait est-ce vraiment bien d’être perdu ? Est-ce qu’il ne faudrait pas l’aider à se repérer ? Bref, nous nous sommes perdus dans nos réflexions, mais nous nous sommes retrouvés !

Finalement, il n’y a pas que les visiteurs qui sont perdus au musée, il y a également les œuvres !

Tout un parcours serait proposé au sein des espaces d’exposition du musée.
Etape 1 : On remet à l’entrée du musée au visiteur un petit objet en forme de fantôme. Cet objet lui permettra d’invoquer et de faire apparaître les personnages des tableaux qui hantent le musée.
Etape 2 : Chemin faisant, dans ce musée labyrinthique, le visiteur capte une atmosphère étrange : de grands voiles blancs flottent dans les airs, des projections de personnages des tableaux disparus, volés, détruits ou perdus apparaissent et disparaissent sur les murs.
Etape 3 : Le visiteur trouve une borne près d’une zone d’accrochage où aurait été situé les œuvres disparues. Le visiteur pose alors son objet sur l’emplacement prévu à cet effet pour lancer le dispositif et ainsi ranimer une figure d’un tableau perdu !
Etape 4 : Le personnage du tableau apparaît sous la forme d’un hologramme et nous raconte son histoire, artistique et de sa disparition en 1 ou 2 minutes sous la forme audio.
Etape 5 : Après son discours, un projecteur se lance et présente le tableau dans son ensemble avec éventuellement une photo d’accrochage de l’époque et une invitation à poursuivre ce parcours fantomatique avec la vision des autres “fantômes”.

Intentions & Processes

Nous avons réfléchi à la mise en valeur, dans une ambiance fantomatique, des œuvres qui ne sont plus présentes au musée des Beaux-Arts de Caen. Nous nous sommes concentrés sur un événement en particulier : le bombardement du 6 juin 1944 qui a détruit une grande partie des collections, plus de 1000 œuvres et objets d’art.

En montrant ces œuvres disparues, nous voulons aussi faire découvrir les coulisses du musée, le travail de recollement et d’inventaire par exemple et l’influence notamment sur la politique d’acquisition des conservateurs.

Ces objets disparus hantent également encore énormément les habitants de Caen.

 

Séminaire des Eudistes de Caen

Musée de Caen, salle 3, 1936, Archives du musée

Hôtel de ville de Caen abritant le musée des Beaux-Arts détruit en 1944

Outils et techniques

Dans notre cheminement, nous nous sommes arrêtés sur la technique de l’hologramme qui correspond bien à notre projet d’apparition fantomatique des œuvres du musée. L’hologramme était une vidéo animée en stop motion réalisée avec Adobe After Effet du personnage d’Achille et de sa mère arrivant en fin de vidéo. La bande son a été captée sur place et retravaillée sur Audacity.

 

Nous avons décliné cette idée de “fantômes” qui hantent encore les lieux sur d’autres supports : sur un tissu flottant dans les airs et sur des projections de personnages des tableaux disparus .

    

 

Un petit fantôme (en carton ?) distribué à l’accueil du musée permet d’actionner le prototype et éventuellement au visiteur de repartir avec un souvenir de son expérience. Une contenu supplémentaire pourrait alors être délivré sur ce moment d’après visite.

 

L'équipe

  

  • Claire Palué, communicante
  • Elian Levilly, maker
  • Louison Roussel, expert contenu
  • Nathalie Le Brun, graphiste
  • Nathalie Puzenat, facilitatrice
  • Rémi Bréhier, developpeur
  • Sophie Anfray, médiatrice