Voyage en eaux troubles

PEOPLE MAKE MUSEUMS

Dispositif scénographique immersif qui met le visiteur dans la peau d'un inondé de 2003 à Arles.

Voyage en eaux troubles est un dispositif scénographique immersif qui consiste à mettre le visiteur dans la peau d’un Arlésien lors des grandes inondations de 2003.

Avant de pénétrer dans l’espace muséomixé, le visiteur est invité par le médiateur à chausser des bottes en caoutchouc et à se munir d’une lampe de poche. Ainsi équipé, il peut pénétrer dans l’espace. Il se retrouve alors plongé dans le noir dans un environnement sonore oppressant (écoulement d’eau, clapotis, bruits de pas dans les flaques d’eau…) et nauséabond. Cette ambiance particulière a pour but de le mettre dans les mêmes conditions que les sinistrés des inondations. Des sonneries de téléphones portables ainsi qu’une alarme se déclenche. L’ambiance sonore se veut crescendo à l’image de l’eau montante dans les maisons. Muni de sa lampe torche, le visiteur peut explorer le lieu dans lequel il se trouve. En passant la lumière sur certains objets dissimulés dans la scénographie (nounours, 4 osselets, taureau marin et tarasque), il déclenche une animation audio-visuelle (enregistrements de sinistrés, photos des collections…) qui lui transmet une information sur l’objet en question ou sur les inondations.

L’expérience est terminée lorsqu’un long silence vient occuper l’espace

En sortant, le visiteur rend ces bottes au médiateur.

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DSC_0893L’intention du projet est multiple :

  1. Faire vivre au visiteur le ressenti des inondations de 2003 à Arles par une expérience immersive et sensorielle.
  2. Montrer comment le déchaînement des éléments naturels participe à la naissance de construction mentale pour les sublimer et les dompter.
  3. Mettre en perspective mythes, légendes et superstitions construites depuis l’époque romaine autour du fleuve
  4. Considérer les collections matérielles et immatérielles des musées départementaux d’Arles comme une seule et même thématique à valoriser.

Du premier brainstorming est ressorti l’envie de travailler sur les dangers du Rhône en abordant à la fois les dangers naturels mais également en parlant des monstres tels que la Tarasque et le Drac.

La visite dans les collections à donner naissance au projet de dispositif scénographique immersif fondé sur une ambiance sonore oppressante pour faire ressortir l’angoisse vécue par les sinistrés des inondations de 2003.

Chacun à son poste, expert des contenu, médiation, fabricant, codeur et graphiste ont réalisé les éléments nécessaires à la réalisation du prototype à savoir :

  • la sélection des visuels, des témoignages et des objets témoins
  • Sélection du matériel et codage
  • création d’une identité visuelle et de la bande sonore

Mis en commun, chacune des compétences à permet de mettre au point un prototype, une expérience immersive et sensorielle dont la trame narrative repose sur l’angoisse.

 

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Pour faire vivre l’expérience pleinement, nous avons utilisé :

  • Bottes en caoutchouc
  • Lampe de poche
  • Vidéo-projecteur
  • Son multipoint
  • Tapis de détection
  • Mapping
  • Capteur lumineux

Les visiteurs apprécient l’ambiance à la fois du point de vue de la scénographie et du son.

Ils n’hésitent pas à enfiler les bottes pour vivre l’expérience jusqu’au bout.

Ils apprécient également la thématique traitée.

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Eva Sandri (contenu)

Vanessa Piquemal (médiation)

Marion Girard (fabrication)

Cyril Raymond (graphisme)

Sébastien Albert (codeur)

Charline Cesbron-Bazin (communication)

Maryline Barisic (facilitateur)

Pascal Riuz (facilitateur)

Gaëlle Thouzery (Museon Arlaten)

Les commentaire (1) ;

  1. Museon Arlaten [10-11-14]:

    Et Gaelle Thouzery, référente Museon Arlaten

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