L.O.C.O (Ligue opérationnelle contre l’oubli)

Faire dialoguer différentes époques entre elles afin de garder vivantes les mémoires oubliées de la ville d'Arles

Une cartographie de parcours, de promenades et de points d'intérêts méconnus de la ville se rattachant à de grandes thématiques (Rhône, activité SNCF, Antiquité, cultures urbaines) au travers d'expériences sensibles et décalées du musée.

L’idée est de surprendre le visiteur en lui proposant des moments disruptifs par rapport aux contenus attendus d’un espace de mémoire et ainsi mettre en lumière et en perspective des contenus d’une autre époque. Par exemple, le visiteur se verra interpellé dès l’entrée du Musée de l’Arles Antique par une démarche militante et une distribution de tracts autour de la fermeture des ateliers SNCF. Il rencontrera au hasard de sa visite des bustes et des amphores, d’autres formes d’interpellations issues d’une centrale syndicale imaginaire (la Ligue opérationnelle contre l’oubli – LOCO) l’incitant à rejoindre sa démarche de défense de la mémoire et de dialogue autour de ces questions. Des éléments dialogueront entre les musées ou les époques (comment évoquer la mémoire ouvrière et militante au milieu d’un environnement antique au travers d’un bronze de captif).

Les musées sont intégrés dans des « promenades » mélangeant des points de vue et des témoignages enrichis, mais l’idée est clairement de faire sortir les éléments d’histoire du musée lui-même.

 

 

Idée de départ : comment aborder la mémoire des ateliers et de la forte vie ouvrière de la ville entre 1848 et 1985 dans le cadre d’un dialogue entre un musée qui traite de l’Antique et un musée qui traite du vivant ?

Notre objectif était de proposer une somme de parcours atypiques, de regards, associés à des expériences fortes autour de thèmes éloignés des stéréotypes de la ville. L’intention était de réintégrer la ville aux musées, de travailler le dedans (du musée) et le dehors, proposer une culture vivante et non figée.

Un risque a été pointé de se limiter au final à une série de balades multimédia sans grande intensité ou originalité autre que le ton et l’angle pris sur les sujets. Le projet a été ré-orienté vers une expérience plus forte pour l’utilisateur, plus interactive et émotionnelle, en faisant participer le public.

En constatant qu’on ne pourrait pas aboutir à un process complet, l’idée est apparue de révéler le process, la confrontation de points de vue dans une mise en scène : garder la trace et partager ce vécu.

 

Développement app HTML5 en responsive

Montage d’une vidéo témoin autour de la mémoire ouvrière des ateliers SNCF fermés en 1985

Douches/documents sonores ponctuant le parcours avec émergence de pensées, de témoignages, de phrases

Shuey-Shyen DUONG, graphiste
Mélissa CHIQUET, contenu
Michaël BRUNEL, codeur
Aurore ALCALAY, facilitatrice
Sylvie HERNANDEZ, facilitatrice
Patrice SANCHEZ, maker
Cédric CLAQUIN, communication
Dimitri KOGAN, médiateur

Aurélie SAMSON, conservateur adjoint

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