Esthétique du mouvement

S'inspirant de la chronophotographie, ce prototype propose aux visiteurs de devenir objet d'étude. Après avoir observé des sportifs en action et choisi un accessoire, le visiteur est invité à se mouvoir devant la caméra. La trace de ses mains est captée et sert à concevoir une œuvre graphique. Le mouvement devient œuvre.

Scénario utilisateur

En entrant dans la pièce, le visiteur s’engouffre dans un couloir. Sur les murs une brève histoire de la chronophotographie. Au sortir de ce couloir il parvient à une pièce, sur le sol une marque lui indique où il doit se placer.

Face à lui une vidéo s’amorce : golf, tennis, escrime, danse, saut en hauteur, … plusieurs vidéo simultanées montrent des sportifs dont le mouvement est décomposé.

Puis il est invité à se saisir d’un objet et à reproduire un mouvement devant la caméra. A la fin de son expérience l’écran affiche une œuvre graphique : tous les mouvements de sa main ont été enregistrés et les tracés sont à l’origine

Objectifs

L’idée de départ s’est articulée autour de la chronophotographie (du grec Chrono : temps, phos : lumière et Graphein : écrire), méthode développée simultanément par Etienne-Jules MAREY (1830 -1904) et Eadweard MUYBRIDGE (1830- 1904), qui est un procédé d’analyse du mouvement à l’aide d’images successives. Nous souhaitions placer le visiteur dans une situation où il ne serait plus regardeur mais objet d’étude/objet du musée. Mettre en parallèle deux notions a priori antinomiques : fixité et mouvement. Pour cela nous avons rapidement décidé de capter ses mouvements et de les retranscrire en tracés. La question s’est alors posée : comment capter les mouvements ?

L'équipe