Histoire(s) de l’Homme sauvage

Deux bas-reliefs du Musée Dauphinois, l’un en bois et l’autre en pierre polychrome, représentent l’Homme sauvage, un mythe ancien, universel mais très présent dans les Alpes, dont les évocations sont multiples et pas toujours bien connues. Le dispositif fait parler les deux pièces, les fait dialoguer avec le public, tant à l'intérieur du musée que « hors les murs”.

Scénario utilisateur

Le public est mené au dispositif grâce à des pas mystérieux, visibles au sol. Dans un espace scénographique dual, les deux objets symbolisant ces deux discours/récits sont présentés dos à dos. Le visiteur arrive ainsi sur le flanc d’une vitrine qui abrite ces deux bas-reliefs imposants. L’un des côtés est nimbé d’une lumière chaude et tamisée, l’autre d’une lumière plus crue.

Par le jeu de pas reproduits au sol, le public est dirigé vers la sculpture la mieux éclairée. C’est l’Homme sauvage ancien, en bois. Ce dernier prend la parole : il explique sa propre histoire ; son discours tourne en boucle ; il est, comme dans une vraie conversation, parsemé de très courtes interruptions, paroles populaires enregistrées issues de la banque open data du musée. Le discours se fait ainsi illustration : il alterne connaissances scientifiques avec narrations et impressions populaires. Ces dernières sont issues des archives sonores du musée.

Le jeu de pas reproduits au sol guide par la suite le visiteur vers l’espace « imaginaire » du dispositif, c’est-à-dire vers le second bas-relief, face auquel se trouvent disposés des sièges confortables et des tablettes tactiles. L’interface tablette interpelle l’utilisateur sur le thème de l’Homme sauvage et lui affiche le début d’un fil de contributions laissées par les utilisateurs précédents ; objectif : inciter le visiteur ou l’internaute à alimenter la bande son du dispositif muséographique, qui est aussi une sorte de « corpus participatif ». Certains récits populaires autour d’êtres fantastiques (archives du musée ou récits du monde entier) ont été partiellement retranscrits dans le fil des contributions.

Le visiteur peut faire défiler ces contenus que l’on peut écouter in situ (casques à disposition). Mais les tablettes permettent d’abord au public de laisser une contribution écrite (témoignage, souvenir, observation personnelle…) sur « l’Homme sauvage », via son « blog » : http://museomix.rezopole.net/hommesauvage

Chacun de ces témoignages, réflexions, anecdotes est consultable où que l’on soit, ce qui permet à l’œuvre et à l’expérience du public de s’affranchir des murs du musées… et de se poursuivre.

Les écrits sont retranscrits en son en quasi temps réel et rediffusés au visiteur (pour le prototype : via un casque). Afin que le public puisse remporter une trace tangible de l’expérience et être tenté de la prolonger, des stickers lui sont remis: ils représentent une silhouette de l’Homme Sauvage où est rappelée l’adresse du site web. De plus, à l’issue de son passage dans la salle, le public est alerté par un panneau lui indiquant la présence d’un autre « Homme sauvage » visible dans une rue de Grenoble.

Intentions & Processes

Favoriser la (re-)découverte d’objets remarquables des collections du musée par une approche sensorielle (sonore). Initier un dialogue entre deux représentations de « l’Homme sauvage » et le public puis prolonger ce dialogue hors-les-murs, sur la Toile.

L’Homme sauvage le plus ancien (découvert peu après 1600) symbolise le discours scientifique : il se raconte à la première personne mais en exprimant le point de vue du musée sur cette œuvre et le mythe qu’elle matérialise. Le second, plus récent et rescapé d’un incendie urbain, symbolise le discours de l’imaginaire : il est au centre d’un espace qui recueille et restitue des récits populaires, anciens comme contemporains, se rapportant à l’idée « d’Homme sauvage ».

Ces discours de l’imaginaire sont également diffusés et recueillis via un site Internet contributif : http://museomix.rezopole.net/hommesauvage hommesauvage

L’installation, locale et « globale », à la fois dans le musée et hors les murs, est ainsi sans limite spatiale définie. Elle construit une forme « d’histoire vivante » sans nécessiter l’intervention d’acteurs-reconstituteurs rejouant ces légendes et objets de mémoire collective.

Outils et techniques

Procédés convoqués :

  • Paysage sonore (diffusion de collectes concernant les récits fantastiques des Alpes et présentation de la statue de l’homme sauvage lui-même)
  • Signalétique spécifique (charte graphique « homme sauvage » créée spécialement)
  • Alimentation d’un contenu par le public lui-même via des tablettes numériques ;
  • Création d’un site web évolutif recueillant les contributions du public
  • Retransmission sonore dans l’espace muséal de ces contributions.

Ressources (à venir) :

  • Fichier .PDF descriptif >>
  • Charte graphique

L'équipe

L’équipe des « pas sauvages » se compose de :

  • Fabrication: FUND Julie // @julie_fund
  • Graphisme : JEAN Déborah // @galenskap
  • Médiation : GUEDRA Delphine
  • Contenus : BOUVARD Emma
  • Communication : LEMASSON Pierre // @sirchamallow
  • Codeur : DESERT Franck
  • Musée : JOSPIN Jean-Pascal

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>> Retrouvez notre aventure lors de Museomix sur le blog de l’équipe à cette adresse : http://museomix.rezopole.net/hommesauvage/blog/lequipe

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Remerciements :

L’équipe tient à remercier également son facilitateur Jean-Pierre GIRARD; ainsi que le metteur en scène Jacques VINCEY pour sa voix; et toute les équipes du Musée Dauphinois, de Museomix Rhône-Alpes et pour finir Rezopole, l’hébergeur de notre site+blog.