Comment fonctionne Museomix ?

People Make Museums

Museomix commence un an auparavant

Dès la fin de l’édition précédente museomix est lancé. En Janvier un appel à projet formel est publié. C’est le temps nécessaire pour les musées pour s’organiser (parfois il leur faut anticiper encore plus tôt pour les demandes de budgets). C’est également le temps nécessaire pour les personnes intéressées de former une communauté locale autour du projet.

Museomix ne dure que quelques jours, un temps assez court, un cadre sécurisant pour que les musées se prêtent à des pratiques inhabituelles et invitent des personnes extérieures s’approprier le musée, les collections, les expositions.

Il y a maintenant un engouement pour Museomix dans les musées. Mais tous les musées ne sont pas prêts pour Museomix.

Nous avons identifié 2 facteurs clés de succès :

Quels sont les ingrédients indispensables à la recette museomix ?

  • Un musée partant et impliqué

  • Museomix est une opportunité unique d’ouverture vers de nouvelles pratiques avec l’extérieur et de changement en interne pour le musée. C’est aussi un évènement exigeant en terme d’organisation. Il faut que la plupart des personnes qui y travaillent s’impliquent pour que Museomix soit réussi.

    Nous avons besoin d’un référent au musée (qui peut être le coordinateur local ou pas, voir terminologie plus bas), qui est notre interlocuteur sur la phase de montage du projet. En terme de disponibilité cela correspond à quelques heures par semaines au départ, puis une montée en charge progressive surtout dans les quelques semaines précédentes avec la mise en place des espaces de museomixage.

    Nous demandons à ce qu’il y ait une personne du musée par équipes (il y a au minimum 3 équipes par Museomix) pour assurer une bonne hybridation entre les projets d’équipes et le contexte  du musée. Nous demandons qu’il y ait un référent technique également pendant les 3 jours pour assurer que tous les dispositifs techniques (wifi, audiovisuels, imprimantes…) fonctionnent.

  • Une communauté locale partante et impliquée

  • Museomix ne fonctionne que si une communauté locale est enthousiaste et prête à s’investir dans le projet. Cette communauté prend forme sur la durée à l’occasion de rencontres informelles (meetups, aperomix (comme à Lyon)…) pour présenter Museomix et inclure des personnes ambassadrices dans différentes communautés ou secteurs (design, hackerpaces, fablab, museogeeks, éducation…). Ce n’est pas le musée qui fait museomix et ouvre sa porte, c’est la communauté dans son ensemble (dont le musée est un des membres) qui organise et oriente le muséomix local.

    Comment sont sélectionnés les musées ?

    Les deux premières années les musées ont été sélectionnées par l’équipe d’organisation en concertation (soirée de présentation) avec la communauté museomix.

    Cette année, en ouvrant l’évènement sur plusieurs endroits simultanément, nous n’avons plus besoin de faire cette sélection : tous les musées qui répondront aux critères pour recevoir un museomix, seront, de fait, sélectionnés.

    Comment les personnes nouvelles montent-elles à bord ?

    Museomix n’a pas de communication centralisée. Museomix est un réseau inclusif qui se constitue par le biais de ses membres, de pair à pair, de bouche à oreille.

    Les co-fondateurs viennent de secteurs variés qui ont permis de former une communautés diverse. Maintenant les participants des deux premières éditions sont eux-mêmes les ambassadeurs de museomix auprès de leurs propres réseaux.

    Organiser des rencontres pour mobiliser les co-organisateurs

    Une fois les musées prêts, les coordinateurs locaux et la core-team prévoit des rencontres (des meet-ups) en personne et en ligne, pour faire connaître aux communautés de la région le projet d’un museomix local, pour recruter de nouvelles personnes co-organisatrices, s’assurer que tout le monde reste impliqué sur le projet. Les meet-ups peuvent se dérouler au sein du musée choisi pour que les co-organisateurs s’approprient les lieux et les collections.

    Outils d’organisation entre les co-organisateurs ?

    Les co-organisateurs (core team et co-organisateurs locaux) échangent principalement via la mailing liste publique d’organisation. (LIEN sur la page en ligne). Nous utilisons Basecamp pour lister et attribuer les différentes tâches à réaliser. Nos documents de travail et de références sont pour la plupart échangés et co-édités sur GDrive.

    Qui fait quoi ?

  • La core-team

  • La core-team inclut tous les organisateurs qui travaillent sur les aspects globaux de museomix. Par exemple, le web, les contenus globaux (comme cette page), le design de l’évènement, la coordination globale, les sponsors globaux…

  • Le coordinateur local et les  co-organisateurs locaux

  • Le coordinateur local est le référent principal pour l’organisation d’un museomix dans un musée spécifique. Il coordonne et fait le lien entre les co-organisateurs, les partenaires locaux, et la core-team. Il est en lien direct avec le référent du musée (Le coordinateur n’est pas nécessairement issu du musée).

    Les co-organisateurs locaux s’occupent de différents aspect de l’organisation, comme la mise à jour des infos pour le site web, l’organisation de rencontres, la recherche de partenaires, l’émergence d’une communauté autour de l’évènement….

  • Les partenaires

  • Les partenaires participent à la réussite de museomix en y apportant divers supports : media, techniques… Nous privilégions le partenariat pour construire ensemble l’environnement propice aux équipes (tech shop, fablab, aménagement des espaces…). Ces partenariats permettent de faire appel et de solidifier un ecosystème local à l’occasion de museomix où chaque partie y trouve son compte.

  • Les sponsors

  • Les sponsors soutiennent financièrement Museomix et s’associent à sa démarche. Nous avons établi différents niveaux d’investissements financiers qui donnent droit à différents niveaux de retours en contreparties.

  • Les prestataires

  • Sur certains aspects nous avons parfois besoin de faire appel à des prestataires. Ils ne sont pas investis dans l’organisation de Museomix mais répondent à une commande contre financement. Cela peut être le cas pour les repas par exemple, ou pour accomplir un rôle autre qui ne trouve pas spontanément de contributeurs volontaires, membres ou partenaires de la communauté.

    (voir plus de détails plus bas sur ces rôles) :
  • Les participants

  • Ce sont les personnes qui candidatent et créent les prototypes de médiation en équipe

  • Les coachs

  • Les coachs candidatent pour aider les participants à réaliser leurs projets.

    Combien coûte Museomix ?

    La première année Museomix a fonctionné sur un budget approximatif de 35 000 euros/ La deuxième année sur un budget de 55 000 euros

    Ces budgets ne comprennent pas la “valorisation” des ressources mise à disposition pour rentre Museomix possible (location des espaces du musée, temps de travail des contributeurs…)

    Comment est financé Muséomix ?

    Museomix est financé par des sponsors privés et par des subventions publiques (Ministère de la Culture entre autres) que nous sollicitons chaque année. Museomix est également financé par les participants qui couvrent une partie des frais (notamment les repas).

    Est ce que Museomix fait des bénéfices ?

    Non, les sommes récoltées sont réinvesties dans l’organisation de museomix.

    Qui est payé pour faire quoi ?

    Personne n’a été payé pour les deux premières éditions, hormis une chef de projet sur les 6 mois précédents l’évènement  (pour la coordination opérationnelle globale). Quelques défraiments (transports et logements) ont été accordés sur l’édition 2012 à Lyon.

    Cette année nous avons l’intention de dédommager (rémunération qui n’est pas au niveau du marché) les personnes les plus impliquées, sur le long terme et sur les actions essentielles à mener pour que Museomix perdure. Ces taches sont listées ici dans le budget

    Les montants du budget estimé seront distribués uniquement si nous avons effectivement récolté les sommes en conséquence. Ce qui implique un travail important de recherche de sponsors.

    Ces taches sont ouvertes en début d’organisation et il n’y a pas de rôles attribués à des personnes à priori, à part quelques rôles spécifiques de coordination globale qui sont assurés par les co-fondateurs. Ce sont les personnes qui auront effectivement pris des initiatives, mené des actions, et accompli des  taches sur ces rôles qui seront dédommagées.

    Quelles sont les motivations des organisateurs de Museomix ?

    Museomix est avant tout une communauté d’individus qui y trouvent un intérêt collectif à ce qu’elle perdure et à ce qu’il y ait de nouvelles personnes impliquées. Les motivations de organisateurs sont aussi diverses que sont leurs profils.

    La motivation essentielle qui nous relie tous (avec l’ensemble des membres de la communauté) c’est l’envie d’engager un changement dans les musées pour qu’ils soient plus ouverts aux communautés d’utilisateurs qu’ils servent.

    Ensuite nous avons, au même titre que les participants, des bénéfices indirects liées à nos activités professionnelles ou intérêts personnels spécifiques.

    Museomix est pour nous un terrain d’expérimentations d’expériences en co-apprentissage, de situations participatives, de design d’évènements co-créatifs, d’innovation collective.

    C’est aussi l’occasion exceptionnelle de transformer le musée en bac-à-sable pour y tester des solutions, des prototypes de médiations humaines et techniques.

    Museomix est une référence qui peut générer des opportunités nouvelles, du développement dans nos activités.

    Qui peut participer à Museomix ?

    Museomix est ouvert et inclusif. Toute personne souhaitant devenir membre de la communauté est la bienvenue. Les profils des candidat-e-s sont divers en terme de spécialités , d’âges (étudiants à professionnels seniors), répartition hommes-femmes (50%). Nous sommes geeks pour la plupart mais pas que… et nous cherchons au contraire à inclure une grande diversité de compétences et de niveau professionnel.

    Les participants sont répartis en 6 grandes catégories afin que les équipes soient équilibrée et créatives. Ces catégories couvrent les rôles nécessaires aux prototypes de médiation culturelle produits pendant Museomix :

    • Intéraction et usages : conception d’intéraction, muséographie, scénographie, UX, Game design, Ingé son, web design…

    • Communication et diffusion : graphisme, rédaction, médiation, photos, CM…

    • Fabrication : mécanique, dessin industriel, construction, menuiserie, couture, CAD…

    • Techno et fonctionnement : dev web, mobile, électroniques, informatique…

    • Contenus : expertises sciences, documentation, histoire de l’art, conservation, recherche…

    • Magic : tout ce qui fera le je ne sais quoi de plus des prototypes 🙂

    Comment sont sélectionnés les participants ?

    L’espace d’un musée est nécessairement limité. De ce fait nous devons également limiter le nombre de particiant-e-s présents sur place. La sélection des participant-e-s se déroule plusieurs mois à l’avance (juin-juillet en 2013) de façon à ce qu’ils-elles puissent s’organiser et minimiser les frais engendrés.

    Les candidat-e-s doivent faire part de leur motivation à participer, expliquer ce qu’ils-elles vont apporter et comment ils-elles pensent s’intégrer dans l’esprit et le fonctionnement de Museomix. Le principal critère de sélection est lié à l’équilibre des compétences entre les participants pour étabilir des équipes transversales. Elle dépend donc en large partie du nombre relatif des profils des candidats.

    Qui sont et comment sont sélectionnés les coachs ?

    Les coachs suivent la même procédure et proposent de participer, non pas sur un projet particulier, mais d’aider les équipes à réaliser leur propre projets. Ils ne sont pas intégrés dans les équipes mais constituent un pool de personnes ressources à disposition des équipes.

    Les coachs ont envie de faire partager le plus largement possible leurs savoirs et leurs savoirs-faires. Ils-elles veulent apportent leurs expertises sur les possibilités techniques, les intéractions avec les visiteurs, les contenus à mettre en avant… Ils-elles sont les garant-e-s que les équipes explorent toutes les possibilités tout s’assurant qu’elles sont viables et pertinentes.

    Ici aussi, ces compétences peuvent être très diverses : en 2012, au musée Gallo-Romain de Lyon, les latinistes étaient très utiles ! Nous avons des coachs de facilitation (s’assurer que l’évènement se déroule comme prévu et au mieux pour les participants), web (pour aider sur les liaisons en ligne), technique (pour aider à s’approprier les solutions/outils disponibles sur les projets) contenus (pour certaines expertises spécialisées plus utiles si elles peuvent servir à tous qu’à une seule équipe)…

    Prévoir les espaces et les aspects pratiques avec le musée en amont

    Des réunions de travail avec le personnel du musée sont prévus, plusieurs mois à l’avance. Des espaces sont alloués aux équipes et aux pôles qui les accompagnent. Ces espaces comprennent :

    • Un large espace de travail modulable pour les équipes (doit pouvoir accueillir toutes les équipes)

    • Un Fablab où les machines (découpe laser, imprimantes…) sont installées

    • Un Tech Shop où les éléments électroniques, appareils sont disposés et prêtés aux équipes

    • Un espace repos au calme et isolé où les participants peuvent faire un break

    • Un espace restauration pour installer la cuisine, servir et prendre les repas

    • Un espace d’accueil pour recevoir les participants le premier jour et les invités (journalistes, professionnels, curieux…) au cours des 3 jours, ainsi que l’équipe chargée de les accompagner

    • Un espace media pour installer la radio/television live de l’évènement

    • Un espace web pour l’équipe web et les coachs web qui font le lien en ligne

    • Un espace plénière avec videoprojection pour les points réguliers avec tous les participants

    • Des espaces/tables pour les équipes/coach de coordination, de facilitation, d’évaluation

    Tous les aspects pratiques sont également vérifiés. Ils inclus l’accès Wifi, la sécurité, les heures d’ouverture, les cléfs, les assurances, la disponibilité des personnels, des gardiens, de l’accueil…

    Quelques jours avant, la communication en ligne autour de l’évènement prend de l’ampleur et l’équipe web est mobilisée

    L’équipe d’organisation est sur place pour vérifier que tout est prêt, faire les derniers aménagements d’espaces et de signalétiques

    Le pôle technique installe le Fab Lab, le Tech shop, les installations audio-visuelles, le Wifi…

    Comment se déroulent les 3 + 1 jours ?

  • Jour 1 : explorer le musée, partager des idées, choisir une direction

  • Quand les portes du musée ouvrent, les participants et les coachs sont accueillis et reçoivent un badge. Ce badge-couleur représente leur rôle à venir (attribué en fonction des compétences mises en avant lors de la candidature)

    Après un tour des expositions et des collections assuré par les médiateurs du musée, les participants forment des équipes autour d’idées et d’envies partagées. (voir chapitre comment les équipes sont elles crées).

    Une fois les équipes constituées, elles se retrouvent dans leur espace de travail attribué et commence à échanger des idées et des points de vue, explorer la situation, imaginer les solutions possibles avant de définir leur projet et de s’accorder sur une direction commune. Les membres de l’équipe se documentent, pointent sur des exemples réalisés ailleurs, prennent des notes, commencent à faire des shémas, des storyboards d’interaction. Ils jouent les variations de scénarios possibles dans les espaces d’exposition.

    Les coachs sont là pour aider, donner des indications, pointer sur des opportunités, et créer des liens de mutualisation entre les équipes.

    Le soir chaque équipe présente son projet aux autres. Elle explique comment l’expérience du visiteur sera différente une fois le dispositif mis en place. Cela permet de se poser des questions entre équipes, d’avoir de nouvelles idées. C’est aussi un moment collectif privilégié pour créer une cohésion entre tous les participants.

  • Jour 2 : faire des essais, tester, ajuster

  • Après avoir reçu plusieurs retours de leurs pairs et des co-organisateurs, les équipes sont maintenant bien lancées sur leurs projets. Tout le monde collabore pour commencer à construire les prototypes.

    Les facilitateurs et les coachs, dont les techniciens, experts de contenus, s’assurent que les participants avancent et les aident à se sortir de situations bloquantes.

    Le Tech shop met à disposition tout le matériel dont les équipes ont besoin : iPads, systèmes sons, composants électroniques… et le fabalb permet de réaliser les prototypes.

    Après une journée de construction, les équipes montrent une video-prototype de leur projet le soir, en utilisant des Legos ou des découpages en papier. Les vidéos racontent l’histoire du visiteur, son parcours, ses actions, ses pensées, ses ressentis lorsqu’il-elle interagit avec le prototype.

  • Jour 3+ : Implémenter, tester avec les visiteurs

  • Les troisième jour les équipes terminent leurs prototypes pendant la matinée et commence à l’installer dans les espaces d’exposition. Elles font les cartels (étiquettes), les textes de présentation.

    L’après midi, les visiteur réguliers arrivent, ils testent les solutions et font des retours aux équipes.

    En 2013 un quatrième jour sera ajouté, dédié à la démonstration auprès des publics. Cela donnera plus de temps aux équipes pour finaliser leurs prototypes le troisième jour et plus de temps aux visiteurs pour les expérimenter le lendemain.

    Comment les équipes sont-elles crées ?

    7 et 8 personnes par équipe se regroupent autours d’un projet commun. Les équipes sont crées selon des critères de diversité de profiles et de rôles complémentaires mentionnés plus haut (voir “qui peut participer ?”)

    Un système de code-couleur permet d’assurer cette diversité. Chaque couleur représente un rôle particulier dans la réalisation du prototype final (interaction et usage, communication et diffusion, fabrication, techno et fonctionnement, contenu). Lors de son inscription, une couleur particulière est attribuée à chaque participant.

    Lors de la première matinée, les participants qui le souhaitent proposent un projet (ils font un pitch).

    Une forme d’auto-organisation se met alors en place : les participants échanges, confrontent les propositions, et chacun décide alors sur quel projet il-elle a envie de s’investir. Il-elle rejoint et complète l’équipe d’un projet en lui remettant sa couleur. Une fois qu’un projet a réussit à séduire assez de participants et dispose de toutes les couleurs (et donc de toutes les rôles requis), il est validé de fait.

    Pourquoi mettre un FabLab – atelier de fabrication numérique collaboratif et ouvert – dans un musée ?

    C’est en se confrontant au réel des situations que l’on peut vraiment mesurer leur pertinence et les ajuster. Le Fablab permet aux équipes de concrétiser leurs projets, de mettre en scène leur idées de façon la plus proche de la réalité d’usage possible.

    Le FabLab s’appuie sur des machines de fabrication numérique. Celles-ci (listées plus bas) ont deux intérêts principaux:

    • le mode itératif. Ces machines permettent de faire des tests très rapidement et de travailler de manière agile. On peut se tromper et recommencer.

    • la réplicabilité (un élément important “après” un Museomix, voir plus bas) La fabrication numérique permet d’associer à la ‘recette’ du prototype  un fichier numérique, qui permettra, en le téléchargeant, de reproduire à l’identique les éléments physiques du projet.

    Dans l’espace ‘Fablab’, les équipes ont accès à une gamme de machines pilotées par ordinateurs

    • une découpe et un graveur laser qui peut travailler sur du carton, du papier, de l’acrylic, du cuir…,

    • des imprimantes 3D qui permettent de crée des objets réels modélisés en 3D sur ordinateur,

    • une découpe vinyle qui permet de faire des formes auto-collantes.

    On associe généralement à la partie FabLab la partie programmation qui s’appuie sur des plateformes prgrammables du type Arduino.

    On trouve aussi un espace de bricolage traditionnel pour découper et construire des objets plus larges avec des outils classiques (perceuses, scies, etc.)

    Qu’est ce qui reste après Museomix ?

    Même si l’organisation de Muséomix n’inclue pas, pour l’instant, la post-production systématique des prototypes réalisés pendant l’évènement, leur pérénisation est encouragée et accompagnée tant que possible.

    Ce sont souvent les équipes elles-mêmes qui travaillent avec le musée, ou de façon indépendante, à faire évoluer leurs prototypes vers une solution stabilisée.

    En 2012, 4 des 10 dispositifs ont été pérennisés par le musée Gallo-Romain sur un budget propre.

    La prototypes sont ils réplicables ?

    Un des objectifs de Museomix est la dissémination, le fait que ce qui est produit pendant les 3 jours puisse être reproduit ailleurs. Pour cela, nous demandons aux équipes de documenter au mieux leur projet. Chaque équipe livre une fiche de référence qui explique le projet, le fonctionnement du protoype, montre à quoi il ressemble, raconte le scénario d’utilisation type. Ce document inclue également les intentions de départ, les idées abandonnées en cours de route (et pourquoi), donne des conseils (leviers, obstacles à éviter…), ce qui pourait être fait différemment, alternatives…

    Voir les “fiches” 2011 ici et 2012 ici

    Qui peut utiliser les idées de Muséomix ? Quelles types de licences ?

    Conformément au droit les productions appartiennent à leurs auteurs qui en conservent la paternité. Nous encourageons les participants à adopter des licences libres (ou ouvertes à défaut) de façon à faciliter le partage des projets avec d’autres personnes, d’autres musées, et à simplifier le développement et la mutualisation des projets.

    Ce partage des productions créées sur place se fait souvent naturellement, car Museomix est un évènement ponctuel d’exception, où la créativité est collective et n’appartient à personne en particulier. Les équipes en discutent et décident entre elles.  Les usages inventés pendant Museomix appartiennent quand à eux au domaine public : ce n’est pas brevetable et c’est notre richesse commune que de pouvoir les partager et les diffuser.

    Les contenus peuvent être publiés sous des licences comme la Creative Commons (CC-0, CC-By ou CC-by-sa par exemple)

    Les codes ou shémas électroniques des dispositifs peuvent être publiés en LGPL ou CECILL qui permettent de cohabiter avec du code antérieur non libre.

    La Peer Production License peut être aussi assez adaptée aux productions des équipes de Muséomix par sa promotion des biens communs en imposant aux tiers qui en bénéficient commercialement, de contribuer sans sous forme financière, si ils ne le font pas directement en participant à sa réalisation.

    Si une “brique” technologique ou un élément intellectuel, inclue dans le projet, est propriétaire, ils devraient pouvoir être remplacés par une alternative libre, ou être optionnelle, de façon à ne pas bloquer sa rediffusion, ses modifications ultérieures par des tiers.

    Comment est évalué l’impact de Museomix ?

    Nous avons des évaluateurs sur place qui étudient la façon dont Museomix se déroule et ce qu’il en résulte. Voir les rapports produits en 2012 ici : http://www.museomix.com/2013/03/quatre-rapports-sur-museomix/

    Les museomixeurs adoptent quelques principes de fonctionnement. Ces sont les rouages de notre démarche pour qu’elle soit agile, efficace, et fun !

    Museomix est une communauté avant toute chose

    Museomix n’est pas seulement un évènement. Muséomix est une communauté qui vit tout au long de l’année. Nous nous retrouvons autours d’une vision commune. Nous oeuvrons collectivement pour faire des musées un terrains de jeux ouvert aux communautés contributives telles que la nôtre. Nous sommes une communauté de pratiques et contribuons à un savoir-faire commun qui va dans le sens d’un musée ouvert, en réseau, et participatif. Nous adoptons les principes des communautés ouvertes.

    Nous laissons la porte grande ouverte

    Museomix est une communauté inclusive par principe. Toute personne partante pour contribuer est bienvenue sans statut particulier à justifier au préalable.

    Nous voulons faciliter l’entrée dans la communauté et minimiser l’effort à faire pour y participer : http://www.museomix.com/contribuer/

    Nous mixons nos façons de faire et nos façons de voir

    Nous sortons des cloisonnements métiers (muséographe, mediateur, conservateurs, programmeur…) et sectoriels (musées, éducation, design, technique…) pour croiser nos talents et points de vue sur des valeurs, des envies partagées autours de projets co-créatifs. Les équipes de co-organisation, comme les équipes de participants pendant Museomix, sont constituées de personnes d’horizons divers : design, informatique, web, innovation, éducation, GLAMs (galléries, bibliothèques, archives, musées), fablabs, hackerspaces, animation et médiation culturelle… Cette diversité de talents est une des spécificités de la communauté Museomix, qui en fait toute la richesse et l’originalité.

    Ces personnes travaillent ensemble dès la conception des projets pour apporter plus de créativité par le croisement de leurs façon de faire et de voir. Nous considérons que les technologies (au sens large) ne sont pas seulement des outils à mobiliser en dernier lieu, mais des langages qui enrichissent les intentions des projets dès le départ.

    Nous partons du point de vue de l’utilisateur

    Ce décloisonnement nous permet d’adoper une “orientation-visiteur”, de nous focaliser sur son expérience, son vécu. De mieux prendre en compte ses motivations de visite au musée. Les équipes ne présentent pas des intentions et des explications théoriques mais des scénarios de parcours, des mises en situation de visites, les plus proches de la réalité possible.

    Nous disons ce que nous faisons

    Nous publions publiquement nos objectifs, nos modes de fonctionnement, nos projets et nos actions. Nos documents de référence, (tels que cette page) sont disponibles sur le site web. Nos documents de travail sont accessibles à tous les membres de la mailing-liste d’organisation. Cette mailing-liste publique est accessible, en lecture sur le site web, et tout le monde peut s’y abonner pour, suivre et participer aux discussions. Cette transparence permet aussi à chacun-e de s’approprier le fonctionnement de Museomix.  http://www.museomix.com/mailing-list/

  • Nous documentons les projets

  • Afin qu’ils puissent être répliqués, modifiés, réutilisés par d’autres, dans d’autres contextes, nous documentons les prototypes de médiation.

    Nous sommes ce que nous faisons

    Nous voulons faciliter la prise d’initiatives et valoriser l’action. Est membre de la communauté, celui-celle qui y contribue. C’est l’historique des contributions qui donne à chacun-e son autorité au sein de la communauté :

  • Nous sommes dans l’action

  • Museomix est une communauté de pratique avant tout. Nous avons des intuitions, nous les testons. Nous avons des envies nous les concrétisons. Nous avons des frustrations, nous cherchons des solutions. Nous n’essayons pas d’avoir tout compris et de tout anticiper avant de nous lancer. Museomix n’est pas un séminaire sur les musées qui cherche à redéfinir ce qu’est l’institution culturelle. Nous faisons avec la situation telle qu’elle est,  avec notre envie de changer notre vécu concret, et cherchons à apprendre et à comprendre chemin faisant. Nous sommes dans l’action mais apprécions toutefois que Museomix puisse devenir un objet d’étude pour d’autres personnes, chercheurs ou étudiants. Nous sommes curieux des études informées, avec un recul critique sur notre démarche, qui peuvent enrichir nos actions en retour. Nous pensons que pour véritablement connaître Museomix il faut d’abord l’expérimenter par soi-même.

  • Nous validons que nous n’avons pas besoin de valider pour agir

  • Celui-celle qui fait à raison, par défaut. Nous voulons rendre la prise d’initiative et l’engagement facile. Il n’y a pas de validation à obtenir à priori pour entamer un projet. Les ajustements éventuels se font en cours de route et après coup. Nous faisons le pari que nous avons plus à gagner de cette façon,  que par le contrôle à priori d’éventuels risques ou débordements. La règle est simple : chacun-e est libre de proposer une initiative qu’il-elle pilotera, en sollicitant de l’aide si besoin. Sans opposition formelle et après une relance (si il n’y a pas de retours sous les 48 heures) la proposition est validée par principe. En cas d’opposition, la recherche d’un consensus est privilégiée.

    Nous agissons de façon organique

    Plutôt que de se figer dans sa structure, Museomix laisse de la place pour l’émergence, en tant qu’évènement, et dans ses processus de création pour les équipes. Nous nous adoptons aux opportunités, aux envies, aux propositions qui se présentent. Museomix évolue rapidement et les éditions ne se ressemblent pas. Cette année, avec une dimension internationale, chaque édition locale aura également sa couleur en fonction du context et des communautés qui les investissent.

    Nous essayons rapidement. Nous ajustons rapidement.

    Nous concrétisons rapidement nos idées. Les itérations multiples, avec des ajustements en cours de route, sont des étapes naturelles vers nos objectifs. Ce principe est appliqué sur Museomix en tant que tel (le format de Museomix évolue sans cesse au fil des expériences menées et des opportunités qui se présentent) et sur les prototypes développés par les équipes pendant les 3 jours.

    Nous n’avons pas de fin

    Museomix est un mouvement, une idée en marche. Pas une fin en soi. Nous n’avons pas d’objectif final à part celui d’engager le changement dans les musées. Museomix est un prototype en soi. Un prototype d’évènement, de co-apprentissage et de co-création, d’ouverture aux communautés contributives dans les musées. En tant que tel, Museomix durera tant que les membres de la communauté éprouvent l’envie de continuer à la faire vivre ensemble.

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